Ensemble, préservons le vivant !

01/10/2018


Article écrit avant la démission de Nicolas HULOT…

Après un été philosophique, l’envie de poursuivre dans cette direction et d’y ajouter une bribe de sociologie politique lors de cette rentrée fromagère.
A lire concentrés sur les mots, dans un esprit résolument positif, tournés vers l’Avenir, prêts à agir…

Un constat…
Le Politique, au plein sens du terme, rencontre toutes les difficultés du monde à avancer sur la question écologique. Perdus dans les faux débats qui opposent communisme, capitalisme et écologie, le pouvoir politique ne parvient pas à réconcilier économie et environnement. Et nous de continuer à miser sur ce même pouvoir pour qu’il régisse, légifère et au final décide du contenu de nos assiettes en notre nom, à notre place… Et nous d’espérer que nos élus tiendront leurs promesses… Le fait est que le Glyphosate est encore parmi nous, que les pesticides sont perçus comme inévitables chez une majorité des agriculteurs de plaine, que les distributeurs ferment les yeux sur la composition des produits qu’ils vous proposent, que nous ignorons trop souvent la composition de ce que nous mangeons, et – osons l’écrire – que les AOP ne prennent pas sérieusement en compte les notions d’environnement, de bien-être animal et de santé publique. Trop isolé qu’est le pouvoir politique, trop peu nombreux, trop fragile, il est devenu la proie facile des Lobbies. La voie de millions d’électeurs concentrée dans quelques représentants fragiles facilite le travail des influenceurs aux moyens financiers considérables. Le Politique ne parvient pas à avancer sur la question environnementale et de santé publique, c’est un fait.

L’Homme en danger…
Le climat se dérègle, l’environnement est saccagé, les campagnes sont délaissées, les emplois sont détruits, le nombre de cancers augmente… Cette réalité triste et horrible doit nous inciter à ouvrir les yeux sans tomber dans la sorcellerie ou le complotisme, à observer tout simplement. Prenons le temps ne serait-ce que quelques secondes de réaliser la qualité de l’énergie à notre disposition puisque l’Homme a besoin d’énergie pour vivre… L’air que nous respirons n’est plus le même que celui des générations qui nous ont précédées, il est pollué. La nourriture que nous absorbons est significativement industrielle et souvent chargée en pesticides, elle est à la fois moins énergétique et plus nocive. L’eau que nous buvons est plastifiée ou polluée. La connexion avec la terre, le vert, la nature est en chute libre dans nos environnements urbains mais en augmentation évidente avec le virtuel. Les ondes sont partout. Est-ce se fourvoyer que d’écrire que les 2 peurs primaires de l’Homme sont de perdre son emploi et d’attraper un cancer ? Est-ce mentir que d’écrire que soigner un cancer coûte immensément plus que de financer une agriculture de qualité ? Est-ce exagérer que d’écrire que l’Homme est en danger et de constater que le pouvoir politique ne parvient pas à le protéger ? Est-ce rétrograde que de fustiger le discours chimico-industriel qui consiste à faire croire qu’une agriculture de qualité n’est pas capable de nourrir la planète ? Et une agriculture chimique alors, elle en fait quoi de la planète ?

Des questions existentielles…
La prise de conscience de cet écart entre notre besoin vital et la réalité nous amène inévitablement à la question fondamentale : quoi faire et comment faire…
Les agriculteurs sont-ils condamnés à détruire la planète avec la chimie qui contribue à supprimer toute forme de vie, la leur et la nôtre ?
Les consommateurs sont-ils condamnés à absorber une nourriture de médiocre qualité et polluée ?
La part représentée par les biens superflus de consommation dans notre budget doit-elle être supérieure à celle de nos besoins essentiels et vitaux ?
Le pouvoir politique qui a montré ses limites est-il le seul capable de changer cet ordre des choses ?
A ces 4 questions la réponse est évidemment NON et nous irons plus loin encore : nous avons le pouvoir de prendre notre avenir en mains, le pouvoir d’agir. Et c’est cocasse, Emmanuel Macron lui-même l’a scandé quand les Etats-Unis ont quitté l’accord de Paris en affirmant qu’à cela rien de grave, que ce sont les citoyens et les entreprises qui font la réalité de la défense du climat, prenons le au mot !
Nous connaissons déjà ce que sera la suite si nous n’agissons pas, l’admettre n’est pas si angoissant que cela bien au contraire, cela nous redonne le pouvoir d’agir.
Attendre le changement ou le provoquer… ?

Ensemble, préservons le vivant !
La philosophie est intéressante mais elle n’est rien sans le pragmatisme de l’action. A L’Art de la Fromagerie, nous avons pris nos responsabilités, lassés que nous étions de constater l’opacité sur les pratiques agricoles intensives et la non valorisation des pratiques agricoles extensives, respectueuses de la vie et faisant la part belle à l’avenir. Nous avons financé à titre privé la création d’une Certification Qualité basée sur 5 piliers : Cultures & Pâtures (respect de l’environnement), Bien-être animal, Traite & Analyses de Lait, Fabrication traditionnelle (Aucun additif) et Flaveurs. Nous avons collaboré avec des techniciens fromagers suisses et français, de talent, pour élaborer un cahier des charges composé d’une centaine de critères et permettant de vous offrir une visibilité sur la qualité des fromages que nous proposons. Les couples fromage-producteur sélectionnés par nos soins font l’objet d’une notation de 1 à 3 étoiles en toute transparence. C’est une grande première qui permet d’offrir un très haut niveau d’information à notre clientèle sur la qualité de nos pépites fromagères.
Un principe qui impose au revendeur de connaître le producteur, c’est la moindre des choses.

En vous rendant à L’Art de la Fromagerie,
Vous préservez l’Environnement,
Vous défendez le Bien-être animal,
Vous prenez soin de votre Santé et de celle des producteurs,
Vous soutenez les savoir-faire traditionnels de qualité,
Vous prenez du Plaisir

Ensemble, nous pouvons le faire, alors faisons-le !