L’intuition du Cidre Lemasson

31/05/2018

OLYMPUS DIGITAL CAMERAL’intuition du cidre Lemasson nous intéresse au plus haut point
Damien Lemasson est un « bio » convaincu de longue date. Peut-être parce que la ferme familiale de Courcy est certifiée biologique depuis 1988. Peut-être parce que ce paysan aspiré en ville par un autre métier, a compris que pour lui « respirer les arbres » relevait d’une nécessité viscérale.

Le résident du hameau « Le Vaucher » ne milite pas pour son cidre. Il milite pour le cidre. La filière est écrasée par les opérateurs industriels ? Faisons front, faisons nombre ! Une philosophie qui l’amène à faire œuvre de pédagogie en faisant déguster des cidres d’autres régions. Les cidriers nourrissent des complexes à l’endroit du vin ? Dépoussiérons ! Adieu tristes carrés rustico-moches, vaches et bolées. En dynamitant les codes de l’étiquette, le cidre nouveau s’affiche sur les festivals de musique, conquiert de nouveaux gosiers, convertit de nouveaux fans cidricoles.

Pour notre plus grand bien, il ne supporte pas le souffre. Tout comme il est acquis à l’utilisation de levures indigènes. L’ensemble, couplé à l’attention particulière que réclament les fermentations spontanées, relève d’un travail de funambule. Un capital-risque remis en jeu chaque année.

Ses cidres, en plus d’emprunter parfois des itinéraires techniques différents, souvent inspirés de ceux du vin, les amènent à parler garde, terroir et millésimes. « Comme le vin, le cidre est vivant. Mais ses composantes, riches, multiples, le rendent bien plus difficile à domestiquer que le vin ». Le risque est grand, au hameau du Vaucher, de rater le petit panneau aux couleurs Lemasson …

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