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L’ART DE LA FROMAGERIE CREE UNE FERME

Après le nouveau site internet lartdelafromagerie.com, les livraisons en Europe, le cap des 20 Créations de fromages et la Carte Saison 21/22, voici la 5ème grande nouvelle et non des moindres.

L’ART DE LA FROMAGERIE CREE UNE FERME 
L’Art de la Fromagerie a acquis une bâtisse et des terres en Ardèche pour y mener un projet agro-touristique.

Ce projet est plus grand que nous : regagner des terres envahies par la friche et ramener de la vie dans un petit village ardéchois victime comme tant d’autres des politiques agricoles menées depuis plus de 50 ans.

Nous élèverons des chèvres et nous y fabriquerons du fromage. Manon, que vous connaissez puisqu’elle a travaillé plusieurs années dans nos boutiques, poursuit sa formation agricole dans ce but.
Nous récolterons des châtaignes, nous avons débuté l’énorme travail de remise en état de châtaigneraies abandonnées depuis des années.

Nous vous accueillerons sur place pour partager avec vous notre passion de la belle agriculture et de la nature.

Pour en savoir plus sur la ferme, rendez-vous au lien suivant : FERME CONCHIER.

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Ferme Conchier, les châtaignes sont là

Il y a quelques semaines, nous vous parlions de l’entretien d’une châtaigneraie…
Léo a défriché, taillé, évacué, nettoyé…
Bon, nous l’avons aidé aussi quand même !
C’est désormais le moment de vous parler de la récolte… et de châtaignes.

Tout d’abord, nous pouvons célébrer ce petit évènement et oser être fiers de ce pas.
Manon récolte ses 1ères châtaignes à la Ferme Conchier et c’est juste énorme !

Grâce à ce défrichage et débroussaillage qui a permis de réaccéder à certaines parcelles de châtaigniers et de nettoyer le sol de manière suffisamment propre pour permettre la récolte, on y est. On y est et on récolte des châtaignes sur notre ferme.

Mais au fait les châtaignes…
Sont-elles toutes les mêmes ?
Et bien NON
Toutes les châtaignes n’ont pas la même la même rusticité, la même taille, le même « look », la même saveur, la même résistance à la pourriture, les mêmes aptitudes à la transformation…
Certaines sont greffées, d’autres sont sauvages…
Il existe différentes sortes de châtaignes, beaucoup de sortes.
On parle de 65 variétés de châtaignes.
Nous pressentons que l’enjeu sera assez proche de celui que nous rencontrons en matière de transformation fromagère, à savoir que se fier uniquement au goût sans prendre en compte l’agriculture et tout particulièrement l’impact du changement climatique serait une grossière erreur.

Mais revenons à nos châtaignes : sur les parcelles de la Ferme Conchier, nous avons pour l’instant observé la présence des variétés suivantes : Comballe, Garenche et Merle.

Nous poursuivrons la récolte pendant encore quelques jours puis nous ferons nos 1ers pas en matière de transformation, modestement, en confiant nos châtaignes à un petit transformateur local. L’heure n’est pas encore à les transformer nous-mêmes, il est encore trop tôt et le projet doit avancer pour nous permettre de décider si nous tenterons cette aventure.
Donc, pour cette 1ère année, nous ferons transformer quelques kilos de châtaignes et crème de châtaignes. Et puis si nous pouvons, pourquoi pas en farine.

La suite au prochain épisode.
Espérons que ce sera un pot de notre crème de châtaignes de la Ferme Conchier.
Ce serait symbolique et bon à vivre.

En attendant, vous pouvez vous régaler avec la crème de châtaignes que nous vous proposons en boutique.
Voir la crème de châtaignes

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Ferme Conchier, fin de l’essai de dépierrage

ferme conchier dépierrage

Voilà ce que donne ce 1er essai de dépierrage.
Une parcelle où il était impossible d’avancer à pieds est devenu cette parcelle.
Une belle parcelle de pâturage, une belle zone intermédiaire pour les chèvres qui pourront monter ici après avoir pâturé autour de la Ferme Conchier et avant de rejoindre notre estive du Serre de la Palle.

Les anciens l’ont fait partout en Ardèche et en France.
Nous l’avons fait avec nos moyens, plus modernes mais nous n’aurions jamais pu le faire sans l’expérience de personnes qui avaient déjà mené ce genre de chantier, il y a 30 ou 40 ans déjà.
Il leur faut savoir lire la pente, décider où rassembler quelles pierres, laisser les arbres nécessaires, décider où l’effort serait trop important…

Des centaines d’énormes pierres d’un poids compris entre 200 et 500 kgs chacune ont été bougées pour dégager une zone qu’il nous sera possible d’entretenir et où il sera possible de permettre à des chèvres de pâturer, et dans le même temps d’entretenir le paysage.

Il va maintenant falloir passer un broyeur forestier pour niveler le sol…
Et puis semer, et pas n’importe quoi biensûr !
Et puis plus tard installer des clôtures.
Et puis débroussailler, faucher, jusqu’à obtenir une magnifique parcelle agricole.

Que des moyens mécaniques et humains, jamais de chimie, JAMAIS !

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Ferme Conchier, essai de dépierrage

Sur cette image, vous voyez un gros tracteur.
Certes…
Mais le plus intéressant se trouve dans la remorque : les cailloux ou plutôt les pierres.

Le projet Ferme Conchier nous confronte à un défi que les anciens ont rencontré bien avant nous et avec a priori beaucoup moins de moyens mécaniques. A savoir qu’avant d’être des pâturages à peu près faciles d’accès ou des champs aptes à la fauche (pour y faire les foins), les parcelles sont très souvent par ici des zones de pierres, presque des champs entiers de pierres énormes où il n’est pas possible d’avancer ni avec une motofaucheuse ni avec un tracteur. La présence de sucs et de serres sur la montagne ardéchoise s’accompagne de la présence de pierres disséminées partout et en particulier en contrebas des sucs et des serres.

Que faire dans ces cas-là ?
Une seule solution pour qui espère regagner des terres inexploitables : dépierrer.
Rassembler les pierres en gros « kerns » pour dégager des zones utilisables et accessibles.
Evacuer celles qui peuvent l’être.
Construire des enrochements avec ces pierres pour soutenir la terre plus haut et ainsi constituer des « échamps » sur lesquels il sera un jour possible de circuler à pieds ou avec un moyen mécanisé.

C’est un véritable travail de titans qui a pris des années à nos illustres ancêtres.
Il nous prendre des années, beaucoup d’années…
Il serait illusoire de penser que nous pourrons nettoyer toutes nos parcelles.
Il va nous falloir trier, choisir et tout d’abord essayer sur une parcelle.

Nous avons donc choisi une parcelle, de loin pas la plus facile, pour y mener un essai de dépierrage.
Pour préparer au mieux cet essai, nous avons du observer les photos aériennes très précieuses de la fonction « Remonter le temps » du site Géoportail, demander aux locaux ce qu’ils savent de l’histoire de la parcelle (les anciens y ont-ils fait quelque chose et si non pourquoi ?), étudier la végétation de ladite parcelle, identifier les savoir-faire locaux (tout le monde ne sait pas traiter un tel chantier), tenter de deviner sa topographie, décider par où commencer et qui commencera…
Et puis se lancer, car c’est en faisant que l’on apprend.

La photo montre au moins une chose : la pelleteuse a pu dégager une remorque de pierres.
Pour vous donner une idée, il y avait peut-être au total 100 fois ce que vous voyez dans la remorque.
L’avancée est rude. Epareuse, pelleteuse et tracteur puissant ne sont pas de trop.

L’histoire nous dira si nous parvenons à regagner un pâturage ou un pré de fauche…
La suite au prochain épisode.

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Ferme Conchier, la châtaigneraie

châtaigneraie ardèche

La Ferme Conchier a la chance de disposer d’une châtaigneraie.
Très ancienne, avec des arbres qui portent l’histoire en eux, certains ont près de 3 siècles.
Imaginez ce qu’ils ont vu et vécu.
Et cela nous rend super heureux !

Franchement, la vie est bien faite. Manon, qui a travaillé de nombreuses années dans nos boutiques lors des fêtes de fin d’année, et qui est pressentie pour mener une grosse partie du projet Ferme Conchier, a terminé ses études par un stage de 6 mois d’observation des techniques d’entretien des châtaigneraies dans le Gard, en Lozère et en Ardèche !

Donc, là, vous êtes sensés comprendre que la châtaigne ne fait pas que se ramasser et que toute récolte se mérite. La récolte, loin d’être facile, est en fait la cerise sur le gâteau, la récompense après des semaines d’entretien de la châtaigneraie. Et quand une châtaigneraie n’a pas été entretenue pendant des dizaines d’année, nous vous laissons imaginer l’état ! La végétation en friche partout au sol, les branches mortes partout dans les arbres, des rejets aux pieds, des arbres morts, des terrasses effondrées, bref un chantier.

Nous avons donc attaqué ce chantier avec Léo, le 1er employé du projet Ferme Conchier.
Sa jeunesse couplée à sa déjà longue expérience de l’entretien d’une châtaigneraie nous sont précieux. Léo est un « gros bosseur » qui taille, coupe, abat, débroussaille avec une énergie énorme et nous avons bien de la difficulté à nous aligner sur son rythme ! Bref, nous avons entamé cette semaine le chantier de la remise en état de notre châtaigneraie, avec patience et détermination, car nous savons que plusieurs années seront nécessaires et qu’une fois terminé il faudra recommencer.

Nos 1er objectifs sont les suivants :
1. Apprendre à entretenir une châtaigneraie
2. Identifier la méthode d’entretien adaptée à nos terres et à notre philosophie
3. Récolter nos 1ères châtaignes sur une petite parcelle en Octobre 2021
4. Transformer quelques châtaignes en crème par exemple et si nous y parvenons, en farine. Juste pour essayer, sans autre forme d’ambition pour l’instant.

Et c’est déjà plutôt pas mal !

Rendez-vous en Octobre pour voir si nous avons été efficaces, si la météo a été de notre côté et s’il nous reste de l’énergie pour ramasser des châtaignes à la main.

En attendant, vous pouvez retrouver les châtaignes au naturel de notre voisin sur notre e-boutique.
Elles accompagneront à merveille votre prochaine soirée raclette !

Voir les châtaignes au naturel sur notre e-boutique

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Ferme Conchier, visite d’un ami vigneron

pierre talayrach ferme conchier

Le réseau de producteurs L’Art de la Fromagerie est constitué de très bons collègues dont beaucoup sont devenus des amis au fil du temps. Nous partageons ensemble de belles valeurs et cela créé des liens.

Nos producteurs sont riches de leur savoir et de tant de choses qu’ils ont envie d’échanger, de partager.

Aujourd’hui, nous avons eu l’immense plaisir d’accueillir Pierre et sa famille aux Granges (là où se trouve le bureau de L’Art de la Fromagerie) et à la Ferme Conchier.
Pierre nous vient de Perpignan.
Pierre voulait voir, il voulait sentir, toucher, ressentir cette terre ardéchoise.
Pierre, vigneron de son état, propose ses vins dans nos boutiques marseillaises (Atypique, Imprévu, Délice de Pierre…).
Pierre est surtout un type souriant, généreux et qui sait te dire d’emblée ce qui poussera ou pas à tel endroit et à tel autre.

Et Pierre a parlé. Il a partagéet c’est sacrément précieux.
Il est ce gars qui remarque une feuille de vigne là où tu es passé cent fois sans la voir.
Il est celui qui remarque la fleur, celle qui lui permet de savoir ce qui poussera ou ne poussera pas.
Il est cet être hyper sensible qui ressent la terre.

Bref, Pierre nous a dit qu’il serait difficile de faire pousser beaucoup de choses aux Granges (notre étage intermédiaire) mais il nous a surtout dit que la Ferme Conchier avait un « micro-climat » exceptionnel et que là on se régalerait à tenter d’y faire pousser une grande diversité de plantes, arbres ou céréales.On l’a échappé belle, pour le même prix on ne pouvait rien planter à la Ferme Conchier !!!

Pierre a même réussi à nous donner l’envie de planter de la vigne.
Qui sait, dans une 2ème vie peut-être, parce que là, le programme est déjà bien chargé…
Commençons déjà par des chèvres et des châtaignes 🙂

Voir L’Atypique, vin de Pierre Talayrach proposé sur notre e-boutique

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Ferme Conchier, un 1er petit résultat…

ferme conchier terrassement

Un 1er petit résultat.
Après quelques jours de pelleteuse et autres efforts humains, avec nos petites mains.
Ce n’est qu’un tout début biensûr mais cela fait du bien…
Cela fait du bien d’unir nos efforts avec l’équipe L’Art de la Fromagerie pour débroussailler, dépierrer, remodeler le sol…

Derrière cette image se cachent tant de choses que nous connaissons et tant de choses que nous ignorons. Prenons le temps ensemble de regarder, pas simplement de voir et de passer à autre chose, prenons le temps d’observer :

Des murs de terrasses. Ces terrasses si caractéristiques de l’Ardèche, destinées à retenir la terre et l’eau. Ces terrasses si savamment érigées par nos anciens, pierre après pierre. Il y a derrière ces murs un savoir-faire tout simplement gigantesque qui mériterait un article ou un livre à lui tout seul.

Des pierres de granit. Eh oui, ici c’est granitique. Le sol est donc acide. Il va falloir tenir compte de cette acidité pour la manière de conduire les sols, pour les plantations envisageables ou non, pour les races d’animaux (eh oui certaines n’apprécient pas les sols acides !).

Des genêts. Aïe, partout des genêts qui envahissent naturellement nos campagnes ardéchoises (et pas que) justement parce que le sols y sont acides et que le genêt a pour fonction de capter l’azote.
Zut, il en reste un paquet à couper… Et il va nous falloir trouver une alternative naturelle pour enrichir le sol en azote sans laisser revenir les genêts, il y a là un chantier de réflexion et d’essais.

Une terre de belle qualité. Regardez sa couleur foncée ! Evidemment, là où nos anciens ont construit des terrasses, c’est justement parce que la terre y était de belle qualité et donc cultivable. A l’inverse, là où il n’y a pas de terrasses, il y a de fortes chances pour que la terre ne soit pas de belle qualité et donc plutôt dévolue au pâturage.

Des merisiers. Il va falloir en faire quelque chose 🙂
Au pire des abeilles en feront leur bonheur.

Des pins au loin et sur nos terres. Et dire que ces terres là bas étaient en pâture il y a encore 50 ans… Abandonnées par les hommes, les terres se sont vues colonisées par les pins qui se sont chargés d’occuper la place.

Des chênes un peu plus bas. Ah, intéressant pour y promener un troupeau de chèvres, à l’ombre.
Les chèvres se régalent bien davantage dans les feuillus que dans un beau pâturage d’herbe. C’est souvent frustrant pour l’éleveur mais il en est ainsi des chèvres.

Des tas de bois. Ouf ! L’énorme travail de débroussaillage, défrichage et de nettoyage réalisé a un 1er bénéfice direct : on va pouvoir se chauffer pendant plusieurs hivers. Parce qu’ici et avec les orages cévenols (et son cortège de coupures d’électricité), mieux vaut se chauffer au bois dans un poële qu’avec toute autre solution nécessitant de l’électricité.

Des habitations. On n’est pas embêté par les voisins mais on est content d’en avoir !
La densité est ici très faible, mais la solidarité y est très grande.
Une solidarité de faits : en cas de coup dur, même votre « ennemi » viendra vous aider car un jour ce sera son tour…

Ces 1ères semaines ont eu le mérite de nous plonger dans la réalité.
Nous savons que nous ne savons rien.
Nous savons que derrière chaque connaissance il y a une ignorance.
Apprendre nous plaît et nous espérons un jour pouvoir vous montrer notre paradis.
Nous nous plaisons à nous remémorer l’adage…
« Qui ne sait rien et sait qu’il ne sait rien, sait plus que celui qui ne sait rien mais ne sait pas qu’il ne sait rien. »

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Ferme Conchier, 1er jour de pelleteuse !!!

ferme conchier pelleteuse

Le projet Ferme Conchier démarre.
L’Art de la Fromagerie débute concrètement son projet de ferme.
Nous voici au départ de ce multi marathon, de cette épreuve de très longue distance.
Nous voici au 1er jour de pelleteuse, à ce 1er jour de ce projet merveilleux qu’est celui de la Ferme Conchier.

Une pelleteuse comme une image symbole.
Et des pelleteuses il en faudra des petites comme celle-ci, des moyennes, des grosses, des très grosses…
Et pourquoi donc ?

Pourquoi donc des pelleteuses pour mener un projet agricole ?
Parce que dans les années 50, 1 actif sur 3 était agriculteur et qu’ils sont 1 sur 22 aujourd’hui.
Parce que la commune de St Genest Lachamp est passée du millier d’habitants à la centaine.
Parce que les politiques agricoles ont détruit l’agriculture paysanne.
Parce que les terres autrefois cultivées partout et dans les moindres recoins sont devenues des friches où il est parfois impossible d’avancer même à pieds.

Parce qu’aujourd’hui, le combat consiste à regagner des terres agricoles autrefois sublimes et désormais envahies par une végétation si dense que ni l’élevage ni la culture n’y sont possibles.
Parce qu’il faut refaire ce que les anciens avaient si bien su faire : lire le terrain, définir quelle activité mener et commencer par débroussailler, pelleter.

Voilà ce qu’est le défi de la France d’aujourd’hui : réinvestir les campagnes et réapprendre à faire ce que nos illustres anciens tels qu’Olivier de Serres avaient si bien étudié et réalisé. Tourner le dos à ce savoir-faire a été une erreur absolument gigantesque, laisser croire que la chimie et l’agro-business étaient la solution a été un mensonge, un mensonge d’Etat.

Ce n’est peut-être pas pour rien que nous aimons tant l’Ardèche : elles n’a certes pas échappé à la désertification des campagnes mais son passé est illustre et sa topographie si pentue l’a en grande partie préservée des produits phytosanitaires. Eh oui, ce que certains ont perçu comme étant sa faiblesse (accès difficile, culture en terrasses…) a été une protection contre l’aspersion mécanisée de produits chimiques… Cette terre se révèle aujourd’hui être une pépite préservée.
Cette terre est aussi une terre de rebelles, de résistants accrochés à leur terre justement.

Bref, l’Ardèche est rude mais nous l’adorons !

1er jour de pelleteuse, sur les terres de moyenne altitude (notre future exploitation vivra sur 3 « étages » avec a priori un système de transhumance). Nous espérons que ce moyen moderne, bien utilisé, nous permettra de regagner des terres plus rapidement.

Nous ne sommes qu’au tout début.
A bientôt pour la suite !

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Ferme Conchier, top départ !!!

ferme conchier gâteau

Aujourd’hui est un grand jour.

L’Art de la Fromagerie est engagée sur le terrain, engagée pour une agriculture durable.
L’Art de la Fromagerie a sa propre certification qualité, son réseau de 120 producteurs à travers la France et l’Europe, ses boutiques à Marseille.

L’Art de la Fromagerie franchit aujourd’hui un nouveau pas en se portant acquéreur d’une bâtisse et de terres au coeur de l’Ardèche pour y mener un projet agro-touristique, sur la commune de St Genest Lachamp.
Le lieu s’appelle Conchier, en référence à la Conche, à la forme géographique du lieu et à la présence d’eau. Plutôt bon signe pour tout projet agricole ! On garde le nom, ce sera la Ferme Conchier.

C’est une belle histoire qui rend ce projet possible : Fanny, propriétaire actuelle de la bâtisse et qui travaille dans nos boutiques lors de chaque Noël et sur la Fiesta des Suds (à droite sur l’image), a choisi de nous vendre la bâtisse parce qu’elle sait notre engagement pour les campagnes et pour une agriculture paysanne, par amitié aussi biensûr.
Nous ferons tout pour honorer sa confiance et valoriser ce lieu du mieux que nous pourrons.

Nous souhaitions depuis plusieurs années franchir ce pas.
Il nous fallait trouver le lieu qui nous plaise, qui corresponde à nos valeurs, à notre énergie, à nos désirs et que l’on puisse gérer depuis notre bureau ardéchois…
L’occasion s’est présentée, à 10 minutes de nos bureaux, nous l’avons saisie.
Nous franchissons ce pas, le 1er des pas à faire, avant une multitude d’autres…
Tout est à faire, absolument tout.
Ce qui pourrait rebuter d’autres nous attire. Nous y voyons la possibilité de créer notre univers.
Il va nous falloir lire le paysage et comprendre les terres, même s’il est vrai qu’une partie de l’équipe réside ici depuis une dizaine d’années 🙂
Il va nous falloir rénover, construire, défricher, nettoyer, imaginer, peiner…
Mais qu’est-ce que c’est bon que d’envisager un avenir agricole et tout ce que cela signifie.

L’Aventure L’Art de la Fromagerie prend de l’ampleur, c’est bon ça !
L’Art de la Fromagerie va devenir producteur, et pas seulement de fromages.

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Un pied en Ardèche

L'Art de la Fromagerie Ardèche

 

En Ardèche, L’Art de la Fromagerie n’envoie pas que des « sexy vendeurs » mais aussi des « sexy débroussailleurs » !…

En Ardèche, L’Art de la Fromagerie y a un pied depuis 2014, année où nous y avons installé notre bureau dans une ferme de 1650, posée sur le chemin des Dragonnades à 1’000m d’altitude, rénovée pour y vivre et rayonner partout en France et en Europe en quête de fromages conformes à notre Certification Qualité.

Pourquoi l’Ardèche ? Cette question revient si souvent dans votre bouche…
Pour nous, c’était simplement une évidence.
Au moment de changer de vie et de regarder l’avenir, l’appel de la terre était le plus fort.
Sans compromis, juste en lien avec la terre et la nature.
Et à quelques encablures seulement de Marseille la belle, la rebelle.

L’Ardèche, c’est un département bien particulier dans le paysage agricole français : la mécanisation et la chimisation de l’agriculture du 20ème siècle n’ont pas eu sur l’Ardèche la prise qu’elles ont eu sur les autres départements français. Les paysages pentus, ardus et la multiplicité des terrasses ne sont pas adaptés à la modernisation à outrance. Il y a ici un lien indéfectible entre la nature et le paysan qui a sauvé la typicité et la diversité de son agriculture avec en tête : la vigne, la chèvre et ses fromages, le châtaigner.

Si l’on ajoute à cela une structuration des terres en micro-terrasses de cultures parfaitement adaptées au changement climatique et à ses aléas, il n’y a pas loin à penser que l’Ardèche possède les ingrédients du renouveau de l’agriculture. Une agriculture à taille humaine, diversifiée et armée pour affronter les défis de demain.

L’Ardèche, c’est aussi la terre de Olivier de Serres, agronome de génie, considéré même comme le père de l’agronomie, né en 1539 ici et qui a donné son nom au Lycée agricole Olivier de Serres à Aubenas. Sa contribution à l’agriculture est si grande que ce serait lui faire injure que de tenter de la résumer ici en quelques lignes.

L’Ardèche, pour nous, c’est à la fois notre maison, notre bureau, une histoire, notre lieu de retrouvailles, notre point de départ pour visiter les producteurs français, une terre si particulière.

C’est aussi un lieu où tous les rêves sont permis, c’est un lieu que nous aimerions tant partager avec vous.
Tous les rêves sont permis !…

En savoir plus sur notre engagement pour une agriculture durable

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Agir à 100% pour une agriculture durable

100% fromages durables

100% fromages durables

Chers vous toutes et tous,
Vous avez à 100% le pouvoir d’agir
Vous avez 100% de la capacité à préserver votre santé et celle de la planète
Vous avez à 100% le pouvoir de choisir un fromage issu d’une agriculture durable

Le constat
Depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, le monde a mal changé…
1 actif sur 3 était agriculteur, ils sont 1 sur 22 aujourd’hui
L’usage des produits phytosanitaires a été multiplié par 100
La part alimentaire du budget d’un ménage est passée de 40% à 13%
Des millions de personnes sont sans emploi, des millions…
Le cancer est partout
La biodiversité s’est effondrée

Les pratiques qui ont émergé
La taille des exploitations agricoles a explosé, la stratégie a été de :
… réduire le nombre de fermes pour regrouper les terres et « faciliter » leur exploitation mécanique
… planter du maïs partout au Nord de la Loire et modifier l’alimentation des animaux pour favoriser l’ensilage
… pulvériser des produits phytosanitaires pour gagner du temps (1h chimique = 1 semaine humaine)
… endetter les agriculteurs et les placer en situation de dépendance aux banques et aux distributeurs
… favoriser l’émergence de la grande distribution
… cacher le coût réel de ces choix et communiquer à grande échelle sur les « bienfaits » de ce « progrès »

Zoom sur les phytosanitaires et sur l’ensilage
Chacun sait à peu près à quoi servent les phytosanitaires : dans les grandes lignes, fertiliser les sols à court terme (mais catastrophique à moyen long terme) et éliminer les « refus » de pâture, ces plantes et herbes que les animaux refusent de pâturer. Ces produits sont cancérigènes.
Arrêtons-nous sur l’ensilage : à la sortie de la 2ème guerre mondiale, la France a décidé de planter du maïs partout au Nord de la Loire. Les surfaces de pâturages se sont réduites comme peau de chagrin (celui qui croit encore qu’en Normandie les vaches Normandes sont partout et pâturent paisiblement se trompe lourdement), à tel point que la politique agricole a encouragé la pratique de l’ensilage de maïs (fermentation humide sous bâche plastique recouverte de pneus) pour nourrir les vaches (jusqu’à 50% de la ration dans certaines AOP…).
Quelques avantages : augmentation du volume de lait produit et stabilité du lait obtenu.
Beaucoup d’inconvénients : utilisation de pesticides pour la culture du maïs, effondrement de la biodiversité (plantes et insectes), grande consommation d’eau dans la culture du maïs, réduction de l’espérance de vie des animaux, déséquilibre omega 3 / omega 6 qui entraîne obésité et maladies cardio-vasculaires chez l’Homme, amertume des fromages et risque très accru de contamination à la Listeria en particulier sur les fromages à pâtes molles (Bries et autres fromages à croûte lavée).
Vous trouverez ci-dessous la représentation de cette dérive, avant la belle image de la dégustation…

ensilage et fromage

Vous comprenez donc pourquoi il faut favoriser une alimentation à l’herbe et au foin…

L’Art de la Fromagerie à contre courant ou précurseur
L’Art de la Fromagerie ne fait partie d’aucune Fédération ou autre groupement politique.
Nous sommes libres, nous ne remercierons jamais un monstre de l’agro-alimentaire ou la plus grand chaîne de supermarchés professionnels parce que nous avons levé le petit doigt. Nous décidons en notre âme et conscience ce que nous vous proposons car nous nous sommes à 100% responsables de ce que nous vous incitons à manger.
Là où certains se battent pour ne pas afficher ce que contient un fromage, nous voulons au contraire tout vous dire car c’est ainsi que nous pourrons agir concrètement ensemble.
Nous avons notre propre certification qualité, nous connaissons les pratiques de nos paysans fromagers et nous connaissons jusqu’à l’alimentation détaillée des animaux de nos producteurs.
Il va de soi que nous n’avons baissé aucun de nos critères qualité comme le font actuellement certaines AOP et IGP, c’est logique mais mieux de l’écrire.

3 actions pour agir à 100% : 
1. Faites la part belle à votre budget alimentaire, il est la vie et la seule manière de préserver l’avenir
2. Achetez des fromages issus d’une agriculture durable : sans pesticide et sans ensilage
3. Si personne n’est là pour vous conseiller ou si votre crémier ne peut pas vous répondre, c’est qu’il ne sait pas ce qu’il vous donne à manger. Fuyez !

En savoir plus sur les fromages et l’agriculture durable

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Avant le goût, il y a l’agriculture…

Avant le goût il y a l'agriculture

L'Art de la Fromagerie et l'agricultureFromage et agriculture…
Avant le goût, il y a l’agriculture…
Notre travail en Lien Direct permet ce lien avec l’agriculture.

Notre démarche hors système s’affranchit des réseaux de distribution usuels pour créer un véritable lien avec nos paysans fromagers. C’est à la fois un immense plaisir tant nous aimons l’agriculture, une grande complicité pour échanger sur les pratiques des uns et des autres et une nécessité pour offrir à nos clients la meilleure information sur les fromages que nous sélectionnons.

Au-delà du Goût… C’est une évidence pour nous et c’est très novateur dans un univers qui s’arrête bien souvent à l’aspect gustatif. Le Goût, c’est bien mais quid de l’environnement, du bien-être animal et de la santé humaine ?… Nous sommes au contact, sur le terrain, à la fois par passion et par engagement, pour soutenir une agriculture durable et semer la graine du changement à chaque fois que c’est possible. A L’Art de la Fromagerie, nous ne goûtons que si les conditions d’agriculture répondent à nos attentes. Fromage et agriculture.

Nous nous rendons au cœur des régions de France et d’Europe pour sélectionner les producteurs dont les pratiques correspondent à notre certification qualité, créée justement pour soutenir une agriculture durable. Nos visites commencent toujours par les pâturages et par la traite, pour comprendre sur le terrain l’agriculture pratiquée et le rapport à l’environnement, observer la santé et le bien-être des animaux, échanger au cœur de l’action. Les plus curieux d’entre vous suivent déjà certaines de nos visites sur notre compte Facebook, c’est une manière de comprendre ce qu’il y a avant le fromage et de soutenir nos magnifiques paysans producteurs.

C’est là notre fil conducteur et notre philosophie : créer un véritable lien à la fois humain et technique pour valoriser les vraies belles pratiques agricoles et les mettre à l’honneur dans nos boutiques. Cela suppose un minimum de bagage technique mais surtout curiosité et humilité car chaque jour qui passe, visite après visite (près de 200 à ce jour), nous en apprenons et nous mesurons plus encore ce que nous ignorons.

Le fait de travailler en circuit-court intégral et pas seulement avec quelques producteurs suppose aussi la maîtrise totale de l’approvisionnement : prévisions de vente, planification de la production, commandes individualisées, logistique de transport amont et affinage final… Et ce pour une centaine de producteurs environ. L’Art de la Fromagerie a donc créé, au fil des années, une équipe pluridisciplinaire qui progresse, s’étoffe et rend possible ce défi unique dans l’univers du fromage.

Nous connaissons nos producteurs et nous travaillons directement avec eux au quotidien. Cet échange permanent vous garantit d’accéder au meilleur du fromage dans la plus grande transparence. C’est une manière novatrice d’envisager le commerce, bien loin des canaux standards, mais c’est celle en laquelle nous croyons, celle qui vous permet de soutenir directement les paysans fromagers à l’agriculture durable.  Selon nous l’agriculture durable passe par là, par l’humain, par le vrai, par ce contact qui rend possible votre information grâce à notre équipe de vente, nos diaporamas, nos soirées dégustation, Facebook, notre futur site internet…

Derrière chacun de nos fromages, il y a un producteur…
Derrière chacun de nos producteurs, il y a une agriculture…
Nous choisissons les producteurs à l’agriculture vertueuse pour vous permettre de vous régaler et d’agir pour la nature comme pour votre santé…

Ensemble nous réussirons un joli truc
Avec nous, chers clients, vous êtes des consom’acteurs.
Avec nous, chers producteurs, vous êtes écoutés et aimés.

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Comment reconnaître un bon fromage ?

Reconnaître un bon fromage

Boutique L'Art de la Fromagerie

Apprenez à reconnaître un bon fromage !

La question nous a été posée il y a peu par une journaliste de France 3 et a le mérite de poser le décor. Le grand public est sensibilisé à la qualité des légumes, de la viande, du poisson, du thé depuis peu mais qu’en est-il du fromage ?
Qu’est-ce qu’un bon fromage ?

Le fromage est un produit magnifiquement représentatif de l’époque que l’on vit :
– il implique les mondes de l’agriculture, de la transformation laitière et de la distribution,
– de magnifiques reportages télévisés surfent sur l’image romantique de belles vaches… qui parfois mangent de l’ensilage sous les yeux incompétents d’un(e) reporter qui ne maîtrise pas son sujet,
– communiquer sur les qualités d’un mauvais fromage est plus simple et plus rapide que de prendre le temps d’expliquer les qualités d’un bon fromage,
– il est « tendance », c’est un des, sinon LE métier qui fait rêver… et les « Crèmeries » fleurissent à chaque coin de rue,
– rien ne ressemble plus à un fromage qu’un autre fromage.

C’est justement pour aller au-delà de l’apparence et comprendre ce qu’est un bon fromage que L’ART DE LA FROMAGERIE a créé sa Certification Qualité et les étoiles fromagères.

Un bon fromage est issu d’une agriculture durable.
A l’inverse d’une agriculture intensive, une agriculture durable privilégie :
– une fertilisation naturelle des sols (et non pas chimique)
– l’absence de phytosanitaires chimiques, notamment à base de Glyphosate mais pas uniquement (les produits contenant des néonicotinoïdes sont à proscrire puisqu’ils conduisent à la disparition des abeilles).
D’autres critères existent mais vous avez ci-dessus les essentiels. Au passage, posez-vous la question : combien de fois vous êtes-vous interrogés sur ces points avant d’acheter un fromage ?
L’intérêt du chimique ? Aller plus vite et remplacer la main d’œuvre humaine, c’est intéressant à très court terme mais destructeur à moyen terme (appauvrissement des sols, chômage, cancer… au final cela coûte plus cher à la communauté que de payer des employés et travailler manuellement à plus petite échelle).

Un bon fromage est issu d’une agriculture qui respecte ses animaux.
Voici quelques uns des critères retenus par L’ART DE LA FROMAGERIE :
– races locales ou rustiques privilégiées
– nourriture > 75% à base de pâturage et de foin, de préférence sans ensilage
– nourriture sans OGM
L’agriculture intensive a laissé croire aux agriculteurs qu’enfermer les bêtes sur des caillebottis à longueur de journée à les nourrir d’ensilage et de compléments alimentaires serait plus rentable que d’en avoir moins et de leur offrir une alimentation au plus proche du naturel. Au final, ils obtiennent certes une augmentation des volumes de lait mais également une qualité laitière dégradée, une flore dégradée, une espérance de vie réduite, une explosion des coûts vétérinaires et des coûts d’alimentation. Tout ceci les conduit à devenir les esclaves des banques et par ricochet de la grande distribution (de manière directe ou indirecte).

Un bon fromage nécessite la plus grande rigueur en matière de traite et d’analyses de lait.
Voici quelques critères :
– Utilisation de robots de traite interdite
– Température de stockage du lait encadrée
– Analyses de lait > fréquence recommandée par le contrôle laitier
– Zone de collecte du lait < 20 kms autour du lieu de fabrication
Les bonnes pratiques en Amont (« Environnement & Animaux ») réduisent considérablement les risques sanitaires. Mais la théorie ne suffit pas, un bon fromage est donc un fromage dont le lait de mélange a fait l’objet de contrôles précis et réguliers, a minima mensuels sur les principaux critères connus par les producteurs. A cela s’ajoutent des contrôles devenus nécessaires avec l’évolution de notre environnement et la dégradation de la qualité de l’eau : les pseudomonas.

Un bon fromage rime avec fabrication traditionnelle.
Mais qu’est-ce qu’une fabrication traditionnelle ? Une cuve en cuivre et un fromager souriant suffisent-ils à faire d’une fabrication un exemple ? Evidemment non…
– absence d’additifs chimiques : là, vous vous dites « Ah impossible mon petit fromager, jamais il ne ferait ça ! ». Et si nous vous disions qu’à force de lectures d’étiquettes et de visites chez nos producteurs nous en avons éliminé grand nombre qui ajoutaient du calcium ou des lysozymes pour améliorer la fromageabilité du lait ? Parce que quand le lait n’est pas de bonne qualité, tricher reste une possibilité. Ou pire encore utiliser une présure microbienne… issue d’OGM.
– accès au caillé : primordial, c’est le fromager qui travaille, pas un robot. Au delà de l’éthique nécessaire, nous parlons ici de qualité
– les tailles des bacs et des cuves sont également essentielles

Un bon fromage a des flaveurs particulières
– Visuel
– Olfactif
– Gustatif
– Texture
Admettons que ces critères (voire même uniquement le « Gustatif ») étaient jusqu’à présent quasiment les seuls qui retenaient notre attention !

De notre position de conseillers, nous sommes privilégiés car nous sommes au plus près de vos attentes et de vos aspirations naturelles… qui ne vont pas forcément vers les meilleurs fromages (notés ** ou ***), par facilité c’est certain, mais également parce que nous avons des goûts formatés qui ont besoin de sel et de textures ultra crémeuses…

Chers clients, chers amis, osez lorgner du côté des fromages ** et *** L’ART DE LA FROMAGERIE, vous y découvrirez des fromages qui sont de vrais bons fromages.

Chers clients, chers amis, oui nos fromages 3 étoiles sont un peu plus chers que les autres, mais ils préservent l’emploi et votre santé des effets des produits cancérigènes, et ils vous font redécouvrir le goût.

Et si un crémier-fromager ne connait pas ses producteurs, fuyez !

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Ensemble, préservons le vivant !

Préservons le vivant


Préservons le vivant !
Article écrit avant la démission de Nicolas HULOT…

Après un été philosophique, l’envie de poursuivre dans cette direction et d’y ajouter une bribe de sociologie politique lors de cette rentrée fromagère.
A lire concentrés sur les mots, dans un esprit résolument positif, tournés vers l’Avenir, prêts à agir…

Un constat…
Le Politique, au plein sens du terme, rencontre toutes les difficultés du monde à avancer sur la question écologique. Perdus dans les faux débats qui opposent communisme, capitalisme et écologie, le pouvoir politique ne parvient pas à réconcilier économie et environnement. Et nous de continuer à miser sur ce même pouvoir pour qu’il régisse, légifère et au final décide du contenu de nos assiettes en notre nom, à notre place… Et nous d’espérer que nos élus tiendront leurs promesses… Le fait est que le Glyphosate est encore parmi nous, que les pesticides sont perçus comme inévitables chez une majorité des agriculteurs de plaine, que les distributeurs ferment les yeux sur la composition des produits qu’ils vous proposent, que nous ignorons trop souvent la composition de ce que nous mangeons, et – osons l’écrire – que les AOP ne prennent pas sérieusement en compte les notions d’environnement, de bien-être animal et de santé publique. Trop isolé qu’est le pouvoir politique, trop peu nombreux, trop fragile, il est devenu la proie facile des Lobbies. La voie de millions d’électeurs concentrée dans quelques représentants fragiles facilite le travail des influenceurs aux moyens financiers considérables. Le Politique ne parvient pas à avancer sur la question environnementale et de santé publique, c’est un fait.

L’Homme en danger…
Le climat se dérègle, l’environnement est saccagé, les campagnes sont délaissées, les emplois sont détruits, le nombre de cancers augmente… Cette réalité triste et horrible doit nous inciter à ouvrir les yeux sans tomber dans la sorcellerie ou le complotisme, à observer tout simplement. Prenons le temps ne serait-ce que quelques secondes de réaliser la qualité de l’énergie à notre disposition puisque l’Homme a besoin d’énergie pour vivre… L’air que nous respirons n’est plus le même que celui des générations qui nous ont précédées, il est pollué. La nourriture que nous absorbons est significativement industrielle et souvent chargée en pesticides, elle est à la fois moins énergétique et plus nocive. L’eau que nous buvons est plastifiée ou polluée. La connexion avec la terre, le vert, la nature est en chute libre dans nos environnements urbains mais en augmentation évidente avec le virtuel. Les ondes sont partout. Est-ce se fourvoyer que d’écrire que les 2 peurs primaires de l’Homme sont de perdre son emploi et d’attraper un cancer ? Est-ce mentir que d’écrire que soigner un cancer coûte immensément plus que de financer une agriculture de qualité ? Est-ce exagérer que d’écrire que l’Homme est en danger et de constater que le pouvoir politique ne parvient pas à le protéger ? Est-ce rétrograde que de fustiger le discours chimico-industriel qui consiste à faire croire qu’une agriculture de qualité n’est pas capable de nourrir la planète ? Et une agriculture chimique alors, elle en fait quoi de la planète ?

Des questions existentielles…
La prise de conscience de cet écart entre notre besoin vital et la réalité nous amène inévitablement à la question fondamentale : quoi faire et comment faire…
Les agriculteurs sont-ils condamnés à détruire la planète avec la chimie qui contribue à supprimer toute forme de vie, la leur et la nôtre ?
Les consommateurs sont-ils condamnés à absorber une nourriture de médiocre qualité et polluée ?
La part représentée par les biens superflus de consommation dans notre budget doit-elle être supérieure à celle de nos besoins essentiels et vitaux ?
Le pouvoir politique qui a montré ses limites est-il le seul capable de changer cet ordre des choses ?
A ces 4 questions la réponse est évidemment NON et nous irons plus loin encore : nous avons le pouvoir de prendre notre avenir en mains, le pouvoir d’agir. Et c’est cocasse, Emmanuel Macron lui-même l’a scandé quand les Etats-Unis ont quitté l’accord de Paris en affirmant qu’à cela rien de grave, que ce sont les citoyens et les entreprises qui font la réalité de la défense du climat, prenons le au mot !
Nous connaissons déjà ce que sera la suite si nous n’agissons pas, l’admettre n’est pas si angoissant que cela bien au contraire, cela nous redonne le pouvoir d’agir.
Attendre le changement ou le provoquer… ?

Ensemble, préservons le vivant !
La philosophie est intéressante mais elle n’est rien sans le pragmatisme de l’action. A L’Art de la Fromagerie, nous avons pris nos responsabilités, lassés que nous étions de constater l’opacité sur les pratiques agricoles intensives et la non valorisation des pratiques agricoles extensives, respectueuses de la vie et faisant la part belle à l’avenir. Nous avons financé à titre privé la création d’une Certification Qualité basée sur 5 piliers : Cultures & Pâtures (respect de l’environnement), Bien-être animal, Traite & Analyses de Lait, Fabrication traditionnelle (Aucun additif) et Flaveurs. Nous avons collaboré avec des techniciens fromagers suisses et français, de talent, pour élaborer un cahier des charges composé d’une centaine de critères et permettant de vous offrir une visibilité sur la qualité des fromages que nous proposons. Les couples fromage-producteur sélectionnés par nos soins font l’objet d’une notation de 1 à 3 étoiles en toute transparence. C’est une grande première qui permet d’offrir un très haut niveau d’information à notre clientèle sur la qualité de nos pépites fromagères.
Un principe qui impose au revendeur de connaître le producteur, c’est la moindre des choses.

En vous rendant à L’Art de la Fromagerie,
Vous préservez l’Environnement,
Vous défendez le Bien-être animal,
Vous prenez soin de votre Santé et de celle des producteurs,
Vous soutenez les savoir-faire traditionnels de qualité,
Vous prenez du Plaisir

Ensemble, nous pouvons le faire, alors faisons-le !

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Peut-on concilier valeurs, humanité et profession ?

Concilier Humanité et Profession par L'Art de la Fromagerie

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Peut-on concilier Valeurs, Humanité et Profession ?
Tentons la philosophie en plein cœur de cette période estivale !
A lire blottis dans votre canapé, tranquille à votre bureau ou pourquoi pas sur votre serviette de plage…

Un constat…
L’actualité galopante, le rythme effréné des multinationales tentant de surnager dans le contexte de la mondialisation, la multiplication des messages d’information, l’idée qu’il « faut » et que « l’on ne peut pas faire autrement » et l’individualisation de la société génèrent épuisement, dépression ou « burn out » au sein d’une part très significative des actifs de ce qu’il est convenu d’appeler « la société ». Effet pervers s’il en est, l’individualisation (chacun possède son appartement, sa voiture, son téléphone mobile, sa TNT, sa Box, ah la Box !…) conduit chacun à penser que s’il rencontre un problème, alors c’est qu’il est fautif ou maudit, alors que chacun vit la même chose. Cette même individualisation conduit à penser qu’il n’y a pas d’alternative, qu’il en est ainsi et qu’il faut tenir, tenir… et qu’il n’y a pas d’autre chemin qu’à l’intérieur de ce modèle…

Un cap inéluctable…
Le nombre de dépressions et de « burn out » ne fait qu’augmenter, et encore, quand il ne s’agit pas de suicides toutes populations confondues, qu’il s’agisse de cadres, d’agriculteurs, d’artisans ou de personnes sans emploi.
Le nombre de personnes en quête de sens, constatant avec effarement qu’ils ont œuvré et se sont consacrés pendant des années au développement ou à la survie d’une œuvre en laquelle ils ne se reconnaissent pas explose.
Le malaise individuel augmente, c’est un fait.

Le moment du Choix…
La prise de conscience de cet écart entre les valeurs profondes et la réalité vécue peut être refoulée, cachée mais le corps ou l’esprit finissent toujours par l’emporter.
Le corps donne des signes, mieux vaut les écouter… Parole de connaisseur, en toute humilité…
L’esprit n’est pas toujours de bon conseil car il est emprunt de formatages et de principes d’éducation en tous genres « un métier manuel c’est nul ! », « avoir fait toutes ces études pour en arriver là ! », « avec ce prêt immobilier, je suis coincé », « c’est trop tard ! »…
Ecouter son ressenti ou ne pas écouter…

A plusieurs, c’est plus facile que seul(e)…
Comme l’individualisation est passée par là, nous avons le réflexe de réfléchir en tant qu’individu, seul, isolé et de constater que seul c’est effectivement compliqué, faisable mais ardu. Mais à plusieurs il en est tout autrement, à plusieurs c’est rassurant, enthousiasmant, motivant, valorisant, vivant… A plusieurs, nul doute que beaucoup de barrières tombent et soudain il devient possible de s’unir pour soutenir des valeurs, une cause, mener un projet. L’impossible devient possible.
C’est aussi cela le message porté par L’Art de la Fromagerie : à plusieurs, avec nos parcours de vie cabossés et riches, avec nos expériences difficiles et diverses, avec nos compétences différentes et réunies, nous sommes capables de soutenir une agriculture de qualité, d’aller chercher des pépites fromagères en Lien Direct, de créer des boutiques à Marseille et peut-être un jour ailleurs… Avancer ensemble unis autour d’un projet concret, autour des valeurs de notre certification qualité : Cultures & Pâtures, Bien-être animal, Traite & Analyses de Lait, Fabrication traditionnelle et Flaveurs.
C’est notre Humanité qui fera la force de notre profession.

Ensemble, nous pouvons le faire, alors faisons-le !
Si vous avez une compétence à mettre au service de nos valeurs, où que vous soyez, rejoignez l’équipe L’Art de la Fromagerie !

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Hommage au vivant

Hommage au vivant

Hommage au vivant
Hommage au vivant. Le vivant est fragile et fort à la fois, fragile face aux éléments et fort parce qu’il parvient à reprendre son chemin malgré des éléments parfois bien nocifs… Le vivant s’adapte et construit ses propres stratégies pour affronter les épreuves. Le vivant est superbe justement parce qu’il vit, évolue, mûrit, se protège, résiste, s’épanouit de nouveau, justement parce qu’il est vivant…

Hommage au vivant. Comment rester insensible à la beauté de la nature, à la diversité des paysages de France et d’ailleurs, à la richesse de ce vivant, à l’image de cet arbre bien vivant au coeur du froid du plateau ardéchois, à l’extrémité Est du Massif Central… Sa sève est redescendue depuis longtemps pour se protéger du froid et ne manquera pas de faire son retour à l’approche des beaux jours… A ce moment là, les vaches feront leur retour pour pâturer tout autour et offrir un lait de si belle qualité…

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